Posté le 10.03.2008 par khaledmokhtari
Dans ce même contexte de troisième mandat ou e mandat perpétuel, on a l'impression de se diriger droit vers l'allégeance d'un homme qui a été considéré par les militaires le moins mauvais des candidats.
L'appel des zélateurs et des courtisans à la modification de la constitution laisse entendre que cette loi n'a de fondamentale que le nom. Si non peut on déterminer quels sont les principes fondamentaux reconnus par cette loi?
La modification de la Constitution, si elle aura lieu, va supprimer un principe qui pourrait nous être utile dans l'apprentissage démocratique. Une modification qui lui permet de briguer un troisième mandat indéfini confirme ma vision des conceptions de ce pouvoir. Autrement dit, Un pouvoir curateur, il considère le peuple comme un mineur constitutionnel et en conséquence ce n'est pas à lui de choisir ses gouverneurs mais d'autres qui vivent derrière leur pseudonymes et traitent avec des prêt-noms.
S'il est vrai que ce pouvoir voulait faire de l'Algérie un État qui ne disparait pas par la disparition des hommes, pourquoi donc vouloir maintenir Bouteflika à la tête du pays bien même que la constitution n'autorise que deux mandats.
Dire comme Benbella "il n'y a pas mieux que lui" est la pire hallucination causée par l'age ou sous l'influence d'un poste africain qui ne veut rien dire à part le " Prestige". Mieux que lieu l'Algérie en possède des milliers et peut être même des millions et chaque algérien a le droit discrétionnaire de se porter candidat tant qu'il possède la faculté pour le faire. Lisant cela m'a donné la nausée.
Benbella, considérer comme l'un des sages des hommes des pouvoirs africains n'aurait pas du dire cela. Je considère une telle déclaration comme étant attentatoire à 35 millions d'algériens. En sage comme il le prétend aurait-il le même courage pour débattre du bilan de son ami "Si ABD EL KADER"?
Je ne présume pas détenir ma vérité absolue, il est cependant certain qu'il n'osera pas le faire avec objectivité. Si non qu'en dit il :
- des jeunes HARAGAS qui préfèrent mourir que survivre sans aucun avenir
- des femmes isolées dont certaines ne trouvent pas de choix entre la prostitution ou de se nourrir des poubelles.
- des familles qui attendent depuis l'indépendance un toit pour abriter leurs enfants et qui lorsqu'il pleut protègent leur ménages par le plastique sur les toits. A ce sujet, je me rappelle que lors d'une visite qui nous a conduit à ANNABA en 1991 celui-ci avait déclaré aux habitants du quartier de SIDI SALEM qu'à la première occasion où il aura le pouvoir de les aider le fera. Alors où est passée cette promesse?
- Quel était le sort des disparus, des femmes violées et des enfants nés de relation illégale dans les maquis?
Quel bilan va t-il défendre? Un LIVRE BLANC sur cette décennie pourra à lui seul éclairer la situation après tout deviendra possible.
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Posté le 09.03.2008 par khaledmokhtari
La presse algérienne avait rapporté une interview de l'ex-président Ahmed BENBELLA, qui ne jurait u jour de septembre 90 que de l'alternance au pouvoir, selon lequel il n'y a, actuellement, pas mieux que BOUTEFLIKA pour présider le pays.
L'ex-président se justifie par le fait qu'il doit y avoir une continuité dans le processus déjà enclencher par Bouteflika. Un processus que certains prétendent sa positivité durant cette décennie de la gouvernance d'un homme qui n'est plus les 3/4 d'un président. Dire le contraire de cette prétention sans fondement constitue, à mon avis, une opposition pour l'opposition. Pour ce faire, il faut ainsi faire une lecture dans ces réalisations et ces acquis prétendues dans une époque où le prix du baril du pétrole a atteint un nouveau record.
I) La paix, La justice et Les libertés fondamentales
La loi pour la paix et la concorde national transformer en la Charte pour la Réconciliation Nationale, dont j'étais l'un signataires de la pétition qui la dénonce, constitue non seulement un aspect de l'impunité et de l'injustice d'un pouvoir qui a su mettre la victime et son bourreau au même pieds d'égalité mais aussi un échec sur le plan national que international.
La charte pour la Réconciliation avait privilégié clairement les intérêts des terroristes au détriment de ceux de leurs victimes. Elle a consacré le principe du non-droit en niant, aux familles des disparus, leur droit à la vérité et à la justice.
La charte pour la réconciliation est, selon mon opinion, celle entre les les clans actuellement au pouvoir et non entre ceux là et le peuple. Elle consiste à acquiescer un fait accompli. Cet acquiescement quant à lui suppose que la situation reste telle qu'elle est et qu'aucun des protagonistes ne doit prendre une quelconque initiative, car celle-ci est jugée par ces clans un facteur qui risque de nuire au principe des équilibres régionaux, dont ce chef d'État ne cesse d'y faire allusion dans ces discours. Une réalité qui est plus palpable sur le plan économique où l'on témoigne l'absence totale de l'État.
Le retour en force des groupes islamiques et les derniers attentats ne peuvent que confirmer cette thèse. Si non, pour qu'elle raison les Nations Unies ont affiché leur volonté d'enquêter sur les circonstances des attaques qui ont touché sa délégation à ALGER.
La paix espérée de BOUTEFLIKA n'était pas celle qui pouvait épargner le sang des algériens, mais qui pouvait lui permettre de concrétiser son plan machiavélique pour détourner le pouvoir, l'individualiser et le personnaliser. Aujourd'hui, il est clair qu'il est devenu le candidat privilégié des Fondamentalistes qui sont devenus par la force des circonstances une autre catégorie qui bénéficie de la rente pétrolière. Il convient de dire dans ce contexte qu'il existe bel et bien un plan qui tend à réhabiliter certains dirigeants du FIS dissout tel que RABAH KEBIR et son entourage pour pouvoir par la suite mettre la main sur Les deux mouvements islamiques principaux ( HMS- ex-HAMAS et EL ISLAH). Ce même plan consiste à assurer la domination du parti unique FLN en devenant l'unique parti au milieu d'un pluralisme politique neutre, autrement dit une pluralité non-influante. La réhabilitation de ces dirigeants est, certes, l'objet d'une opposition de certains proches du Chef de l'état. Toute fois, cette opposition ne va pas durer puisque un changement gouvernemental, profond, est prévu après la modification de la constitution et l'obtention d'un troisième mandat. J'avance, à ce titre, le retrait probable de Zarhouni, l'actuel Ministre de l'intérieur. Celui-ci, ancien malguiste et ex- adjoint du directeur de la SM ne cesse d'émettre des réserves à propos de ce plan.
Cette paix cautionner par des simulacres élections n'avait pas apporté des réponses au sujet des disparus, dont les familles réclament toujours la vérité concernant leurs enfants ou leurs maris. Elles n'a pas apporté une réponses aux sujets des assassinats perpétrer contre certaines personnalités de la société civile telle que Le défunt ABD EL KADER ALLOULA. Elle n'a finalement pas réparé les femmes violées par les terroristes.
Finalement, cette démarche unilatérale et non-discuter avait échoué puisque ni la paix, ni la stabilité n'ont été assurées; Si non pourquoi les dirigeants de ce pouvoir se protègent dans la résidence de l'État ou en interdisant la circulation des véhicules du côté de chez eux à PARADOU, HYDRA et autres?
La justice est le grand absent du bilan de l'actuel chef de l'État. Comme le savons nous, ses discours pour la réforme du système judiciaire n'était en réalité qu'une manœuvre visant à parfaire une envie de faire de ce système un outil pour réprimer et museler les libertés et les droits fondamentaux.
Cette mandature était défavorable pour les libertés et pour ce faire le système judiciaire avait joué un rôle déterminant. Les acharnements judiciaires contre les syndicalistes, les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme tendaient à l'exclusion de toute opinion capable de contredire l'actuel pouvoir. L'objectif voulu par l'actuel Chef de l'Etat est de s'assurer d'une critique au niveau zéro. Le système judiciaire n'a ménagé aucun effort pour mettre en œuvre cette violence, il s'est rangé clairement au côté du pouvoir au détriment du droit effectif à la justice.
Aujourd'hui, les libertés et les droits fondamentaux sont de ce fait menacés de réduire au simple droit de vote. Un vote qui risque, à son tour, de se réduire en un simple référendum à la traditionnelle question: OUI ou NON? et dont la réponse importe peu puisque les choix sont faits par ceux qui se prétendent les dépositaires du pouvoir ABSOLU.
II) La situation économique et sociale, les incohérences d'un pouvoir
La venue de l'actuel chef de l'État a été accompagnée d'une nette augmentation dans le prix du Baril du Pétrole. Une ressource qui constitue l'élément fondamental de nos revenus en devise. Il est la base de notre économie. Les différents discours de l'actuel chef de l'État visaient à diversifier nos sources de richesses et de ne pas compter uniquement sur le pétrole. Un point dont je partage vivement à la seule condition qu'il fallait valoriser le travail et d'en faire une source fondamentale à la création de richesses. Toute fois, le pétrole devrait être un moyen pour atteindre cet objectif. Hors, rien de cela n'a été fait, car bien même que le prix du pétrole ne cesse de monter et que la réserve monétaire en devise a dépassé le seuil des 100 milliard de Dollars US, le peuple algérien vis dans une misère incomparable à celle qui a accompagné la crise économique de 1986. Les dernières protestations syndicales menées par les syndicats autonomes en est témoin. Le problème consiste dans le fait que jusqu'à maintenant le décideur algérien persiste de promulguer une loi de finances sur la base de 19 Dollars US le baril du pétrole. Le fonds de régulation des ressources financières - initié par l'actuel chef de l'État, n'est pas claire puisque celui-ci ne définit pas vraiment ni le rôle ni la manière de la gestion de cette caisse. Elle risque de devenir ainsi comme étant une caisse noire. Cette caisse sert à corrompre les consciences des wilayas à travers des enveloppes distribuer, à tort et à travers, et sans aucune étude préalable par le Chef de l'État à l'occasion de ses visites incessantes en vu de la mobilisation pour la modification de la constitution et par la suite un troisième mandat ou plutôt le mandat perpétuel.
Sur le plan économique, nous avions vu antérieurement que cette décennie est marquée par l'absence totale de l'État . Une absence qui s'interprète dans la montée incontrôlée des prix des produits de première nécessité. Une montée devant laquelle l'État est resté indifférent et n'a pas du tout assumé ses responsabilités. La majorité de la population est en dessous du seuil de la pauvreté et certains ne trouvent pas de refuge à fouiller dans les poubelles pour trouver de quoi se nourrir.
Le programme de solidarité conçu pour l'occasion est une simple improvisation destiner à semer la poudre aux yeux. Aujourd'hui, le désarrois de la jeunesse d'une situation sociale précaire, réduite à la recherche infructueuse d'un travail l'a amené à se jeter dans le large de la méditerranée que d'y rester en Algérie. La dignité, un mot souvent élevé par l'actuel chef de l'État durant ses campagnes électorales, n'était en réalité qu'un mirage dont un parfait illusionniste a su nous faire miroiter.
III) sur le plan politique
Il a promis rendre à l'Algérie sa brillance des années 70. d'être un phare pour l'Afrique et voulais même nous faire croire qu'il a réussi en un laps de temps que c'est fait. la conquête de récupérer la place que nous avions perdu avait été inaugurée par des voyages incessants et sans aucun intérêt concret. l'Algérie vie toujours l'isolement et même ces visites faites ici et là ne reflètent point une amélioration sur ce point.
Un résumé du bilan de cette double mandature mérite de poser la question; de quelle continuité nous parlent BENBELLA et les proches de l'actuel chef de l'État?
Posté le 04.03.2008 par khaledmokhtari
زيادات معتبرة في أجور القضاة للحد من ظاهرة الرشوة
أكد وزير العدل حافظ الأختام، الطيب بلعيز، أنه أشرف شخصيا على قضية الرشوة التي اتهم فيها أحد القضاة بسطيف وتم القبض عليه متلبسا في شلغوم العيد. في حين اعتبر بعض القضاة أن إجراءات القبض والإيداع سابقة خطيرة في الجزائر لمخالفتها القوانين الخاصة بسلك العدالة.
نفى وزير العدل حافظ الأختام، في تصريح لـ''الخبر''، أن تكون إجراءات القبض والإيداع، التي خضع لها القاضي العامل بمحكمة سطيف والمتهم بالرشوة، جاءت مخالفة للقانون كما أكده بعض القضاة والمحامين في تصريح لـ''الخبر''، والذين اعتبروها سابقة خطيرة في سلك القضاء الجزائري منذ الاستقلال، حيث صرحوا أن وكيل الجمهورية لدى محكمة سطيف وكذا النائب العام ورئيس المجلس لم يحترموا إجراءات التوقيف والإيداع، كما هو منصوص عليه في المادة 576 من قانون الإجراءات الجزائية، ما يعني بطلان القضية أساسا. في حين أكد وزير العدل أنه تابع الملف شخصيا منذ أن تقدم المواطنان بشكواهما للنائب العام لدى مجلس سطيف الذي أخطره بمحتوى الشكوى، حيث أضاف الوزير ''لقد أمرته أن يطبق القانون على القاضي إذا ما ثبت أنه طلب رشوة، أو سجن المواطنين الإثنين إذا كانت التهم التي تقدما بها باطلة والغرض منها النيل من مصداقية القاضي''.
لكن، حسب الوزير، ''التهم كانت حقيقية وتم القبض على القاضي في حالة تلبس بمدينة شلغوم العيد بولاية ميلة''. مؤكدا أن المادة 576 من قانون الإجراءات التي تمنح القاضي المتهم امتيازات وإجراءات خاصة في التحقيق والمحاكمة لم تطبق، وذلك لكون المادة تعني فقط قضاة المجلس وقضاة المحكمة العليا وليس قضاة المحاكم الابتدائية، كما هو في حالة قاضي محكمة سطيف.
من جهة أخرى، أكد وزير العدل أن من بين الإجراءات التي اتخذتها الوزارة للحد من ظاهرة الرشوة التي يرفضها 99 بالمائة من القضاة، حسب قوله، هي رفع أجور هذه الفئة، حيث من المنتظر إدراج زيادة معتبرة في سلم أجور القضاة دون تحديد القيمة.
المصدر :قسنطينة: ف. زكرياء
Posté le 03.03.2008 par khaledmokhtari
Lui et personne d'autre
" il n'y a pas mieux que lui pour gouverner le pays " déclare Benbella
la question est de savoir si la constitution le lui permet,
en plus le pays n'est pas stérile, je crois qu'une telle déclaration consiste à dire un peu bas "les autres ne sont pas dignes"
L'agérie est-elle devenue la propriété privée des clans?
Posté le 03.03.2008 par khaledmokhtari
C'est la réalité d'une société civile- courtisane
Posté le 03.03.2008 par khaledmokhtari
Ayoub constitue pour moi une opinion à part entière, sa manière de décrire la situation en Algérie mérite une profonde réflexion
Posté le 03.03.2008 par khaledmokhtari

Etre le plus intrépide thuriféraire de Bouteflika est l’exercice qui fait fureur aujourd’hui au sein de l’espace public algérien. Car un gros problème est apparu chez les partisans du « troisième mandat » : ils commencent à devenir foule et à se marcher sur les pieds au journal télévisé de vingt heures. Chacun redoute qu’il se fasse déborder par plus malin que lui et par conséquent ne pas figurer, le moment voulu, sur la liste des récompensés. Tout ce beau monde a un cap : le sacre présidentiel, lorsque Bouteflika, « fraîchement réélu » se remémore tel ou tel nom et tende sa main reconnaissante : pleuvront alors les postes de ministres, walis, ambassadeurs, patrons d’une boîte publique, grands commis de l’Etat... De quoi faire tourner la tête. Alors, pour ne par rester en rade et rater ce grand rendez-vous, il faut rivaliser d’imagination. Le gisement inépuisable reste la « réconciliation nationale » et c’est à qui réussira à démontrer, mieux que tout autre, que c’est une des plus « grandes œuvres » de l’histoire de l’Algérie, voire de l’histoire tout court. Certains n’hésiteront pas à préconiser la création d’un ministère de la réconciliation nationale, suggérant qu’ils sont les mieux placés pour être à sa tête. D’autres rivaliseront d’enthousiasme pour plaider la cause de Bouteflika au prix Nobel de la paix 2008. La course est serrée et le président doit rivaliser avec 196 candidats. Mais rien ne refroidit les comités de soutien, parlementaires, dignitaires et écrivains d’un nouveau type, pas même l’avertissement du comité Nobel qu’il ne tiendra aucun compte de « la qualité » des parrains et des campagnes qu’ils mènent en faveur de leur candidat. Lorsqu’il leur arrive de se hasarder sur le terrain du bilan économique et social des dix dernières années, ils adoptent la technique bien rodée des pouvoirs publics : aligner les chiffres des réalisations des infrastructures de base et se garder de faire état de l’aggravation de la misère et des inégalités sociales. C’est productif de citer la liste des barrages, routes, écoles, hôpitaux et stations de dessalement d’eau de mer, mais c’est périlleux d’évoquer l’ampleur du phénomène des harraga, la flambée des prix des biens de consommation courante et la montée en puissance des syndicats autonomes qui disent non à la clochardisation du monde du travail. Les partisans du troisième mandat évitent soigneusement de citer en exemple ces dirigeants étrangers qui se sont confectionnés des constitutions à leur image, particulièrement dans le tiers monde : ils ont une trop mauvaise presse. Avec toute sa puissance, Poutine n’a pas franchi le pas de modifier la Loi fondamentale de son pays, préférant un subterfuge politique pour rester le maître de la Russie. Mais Poutine a cet avantage d’être aimé par son peuple qui reconnaît haut et fort être sorti, grâce à lui, de la précarité sociale et du désespoir de la vie.
Ali Bahmane
Posté le 03.03.2008 par khaledmokhtari
Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique
DECLARATION
Notre pays vit depuis le mois de septembre 2007, une dégradation vertigineuse de la situation sociale et économique caractérisée par une diminution alarmante du pouvoir d'achat, suite à l’augmentation vertigineuse et incontrôlée des prix des produits de large consommation. Cette situation est due au fait que notre pays importe l'inflation de l’économie mondiale suite à l’augmentation des prix des produits de première nécessité sur le marché international démontrant ainsi l’aggravation de la dépendance alimentaire dont il souffre depuis des années.
Cette importation de l’inflation mondiale à généré une situation économique inédite dans l’histoire de la société algérienne : les citoyens sont payés en dinars algériens mais payent en euros !
L'intersyndicale autonome de la fonction publique constate que l’actuel gouvernement a été incapable de mettre en place une politique sociale et économique pour : stopper l’inflation, mettre en place une politique de l’Etat pour soutenir les prix des produits de première nécessité qui doit se traduire avant tout par une politique de soutien intense à la production agricole nationale, afin de diminuer la dépendance alimentaire et assurer la sécurité alimentaire du pays, protéger le pouvoir d’achat des citoyens, relancer l’activité économique et industrielle productive génératrice de richesses et de bien être ; et cela malgré les énormes moyens financiers dont dispose le pays suite à l’augmentation du prix des hydrocarbures.
L'intersyndicale autonome de la fonction publique est prête à utiliser tous les moyens légaux pour faire aboutir ses revendications justes et légitimes et interpelle les pouvoirs publics sur l’extrême gravité de la situation socio-économique que traverse notre pays et demande la mise en place de mesures socio-économiques urgentes pour répondre aux besoins sociaux, économiques et culturels des citoyens afin d’assurer la paix sociale et le bien être pour tous.
A ce propos, le secteur de la fonction publique connaît depuis le mois de janvier 2008, un vaste mouvement social animé par les syndicats autonomes autour de revendications socioprofessionnell es communes à tous les fonctionnaires :
- Défense du pouvoir d'achat
- Refus de la nouvelle grille des salaires de la fonction publique qui a été élaborée unilatéralement par les pouvoirs publics sans consultation des partenaires sociaux comme l’exige les lois sociales nationales et internationales. Cette nouvelle grille des salaires ne répond nullement aux aspirations légitimes des fonctionnaires pour un salaire qui leur assure le bien être matériel et moral et qui permet aussi à notre pays d’avoir une fonction publique moderne au service du citoyen, du développement économique, social et culturel de la société algérienne. Même la maigre augmentation du salaire de base accordée dans cette nouvelle grille des salaires a déjà été rattrapée par l’inflation galopante.
- Demande d'une augmentation substantielle du point indiciaire afin d’avoir un salaire de base qui correspond aux aspirations légitimes du fonctionnaire.
- Demande de l'élaboration des statuts particuliers en concertation avec les partenaires sociaux représentatifs des fonctionnaires
- Abrogation de l'article 87bis
- Intégration des contractuels de la fonction publique
- Défense des libertés syndicales
- Respect des conventions internationales de l’OIT N° 87-98-135 ratifiées par notre pays
- Respect de l’article 15 de la loi 90-14 c'est-à-dire la non ingérence de l’administration dans les affaires internes du syndicat.
Ce vaste mouvement social dans la fonction publique a permis pour la première fois dans l'histoire syndicale de notre pays, l'émergence d'une unité et une solidarité syndicales sur le terrain des luttes et la construction au quotidien d'un vaste mouvement de résistance sociale dans la fonction publique pour défendre le pouvoir d'achat et les libertés syndicales.
Ce mouvement social algérien a reçu le soutien du mouvement syndical international qui lutte pour un secteur public moderne au service du bien être du citoyen.
L'intersyndical autonome de la fonction publique rappelle à l'opinion publique nationale qu'à ce jour, les pouvoirs publics refusent toujours l'ouverture des négociations et d'un dialogue social comme l'exigent les lois sociales nationales et internationales avec les partenaires sociaux représentatifs de la fonction publique, afin de répondre aux revendications justes et légitimes des fonctionnaires.
Les pouvoirs publics continuent à privilégier la politique du monologue et des intimidations, de la répression des libertés syndicales par l'instrumentalisati on de l'appareil judiciaire pour remettre en cause le droit de grève garanti par la constitution, la ponction illégale des salaires des fonctionnaires qui ont suivi la grève.
Cette politique répressive ne fera pas plier les fonctionnaires qui luttent pour la défense de leurs revendications socioprofessionnell es dans le strict respect des lois sociales nationales et internationales.
Face au refus des pouvoirs publics de répondre aux revendications justes et légitimes des fonctionnaires, l'intersyndicale autonome de la fonction publique :
- Appelle à l'unité d’action syndicale la plus large avec les syndicats autonomes de la fonction publique qui se battent pour la convergence des luttes syndicales pour hâter l'aboutissement des revendications justes et légitimes des fonctionnaires.
Alger, le 29 février 2008
Les syndicats membres de l’Intersyndicale Autonome de la fonction publique:
CLA
CNAPEST
SATEF
SNAPAP
SNTE
SNPEM
CECA
La Coordination Nationale des Sections CNES
Posté le 24.02.2008 par khaledmokhtari
La justice algérienne a, depuis notre indépendance, était instrumentalisée. Cependant, l'instrumentalisation actuelle diffère de celle de l'époque du parti unique dans le fait que l'appareil judiciaire algérien est devenu un outil de violence et de répression dans toutes ses formes. Censé être le garant des libertés en son sens large, l'appareil judiciaire s'est, depuis 2003, transformé en un outil qui conjugue les abus, les dérives et par dessus tout l'immoralité. Une situation dont, seul, ce régime en est responsable. Un régime qui exclu l'autre et oppresse toute volonté ayant des visions contraires à la sienne.
Aujourd'hui, et devant un appareil judiciaire instrumentalisé, les libertés et les droits fondamentaux sont livrés à eux mêmes.
Les affaires de droit commun enregistre, elles aussi, des abus. Si certains traduisent les cas de corruption, d'abus de pouvoir et de clientélisme comme étant des cas isolés. Je dirai qu'elles ne sont que les conséquences d'une situation de non-droit dont laquelle se baigne notre système judiciaire.
Une situation qui s'illustre bien dans les violences judiciaires enregistrées depuis l'année 2003. Des affaires qui ne laissent aucune autre signification par laquelle nous pourrions qualifier ce pouvoir ou de traiter son comportement vis à vis des citoyens.
D'abord il faut présenter les affaires qui vont témoigner d'elles mêmes des agressions et des violations judiciaires qui s'ajoutent au palmarès de ce Pouvoir de Faits.
- Affaire de BENCHICOU directeur du quotidien LE MATIN
- Affaire des Jeunes de TKOUT
- Affaire de BENAOUM directeur du quotidien ERRAI (en arabe)
- Affaire de l'auteur.
Ces exemples vont au mieux illustrer ces dépassements judiciaires tant sur plan de forme que de fond.
Comme nous le savions déjà, Mr BENCHICOU, directeur du journal LE MATIN avait publié un ouvrage portant sur la BIOGRAPHIE SECRETE DU Chef de l'Etat ABD EL AZIZ BOUTEFLIKA. Un ouvrage qui a apporté des témoignages et des faits qui n'ont pas été contestés ni par l'intéressé, ni par son entourage proche. Bien que Mr Benchicou avait été directement et publiquement menacé par le ministre de l'intérieur Mr Zerhouni, il en reste qu'aucune action judiciaire n'a été menée pour réhabiliter la personne du Président Candidat. Celui-ci avait l'obligeance au nom de nation qu'il préside d'intenter une action pour déscriditer les propos tenus dans cet ouvrage intitulé " BOUTEFLIKA, IMPOSTURE ALGERIENNE". Hors rien de cela ne s'est produit, une situation qui approuve et crédite le contenu du livre.
BENCHICOU le payera cher, tel était la menace lancée par Zerhouni sur les médias. Une menace qu'il fallait prendre au sérieux, car il ne fut pas longtemps que Mr BENCHICOU fut interpeller par la Police des Frontières et des Aéroports (PAF) pour une histoire à la fois drôle et incompréhensive. Il s'agissait de titres ou de billets de Trésor qu'il avait dans son sac.
Une affaire qui a coûté à cet homme deux années de prison suite à un procès abusive et une condamnation dépourvue de tout sens de droit. Je dis abusive car il s'agissait d'une machination montée de toute pièce et d'un abus de pouvoir caractérisé.
L'importance de cette affaire réside dans le fait qu'elle constitue, à elle seule, une preuve tangente que nous ne possédons pas une justice indépendante et que les magistrats sont sous les ordres des centres de la décision, si non comment peut - on expliquer une telle violence judiciaire. La justice et l'Etat de droit prétendus ne sont qu'une pure abération. Un avis qui sera justifier par une bref lecture juridique de cette affaire.
A) Le principe de la légalité du crime et de la peine
ce principe est, énoncé , si je crois bien à l'article 2 du Code Pénal Algérien. Un principe qui dispose qu'aucune personne ne doit être poursuivi ou pénalement sanctionner sans l'exitence d'un texte juridique "expresse" en matière pénale.
Mr BENCHICOU a été poursuivi pour INFRACTION A LA RÉGLEMENTATION MONÉTAIRE qui consiste dans la circulation illicite de capitaux.
suivre demain................
Posté le 24.02.2008 par khaledmokhtari
La coordination nationale des syndicats autonomes réagit « On ne peut pas renverser une équation irréversible » A la veille du mouvement de débrayage initié par douze syndicats formant la coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, le gouvernement sort de sa réserve, non pas pour jouer la carte de l’apaisement, mais pour aviver la flamme des protestataires.
Dans un long communiqué répercuté par l’agence APS, les services du chef du gouvernement parlent d’une « agitation infondée », constatée dans certains milieux de la Fonction publique, prenant ainsi « en otage les usagers des services publics ». Selon l’Exécutif, cette « agitation se nourrit » de l’application de la nouvelle grille des salaires dont l’adoption entre dans le cadre d’un processus mûrement réfléchi et planifié. Ces déclarations n’ont pas laissé indifférents les animateurs de la grève de trois jours prévue à partir d’aujourd’hui, 24 février, date symbolique coïncidant avec la naissance de la lutte syndicale. Cette démarche est qualifiée de première dans les annales. Méziane Mériane, porte-parole de la coordination, regrette ce comportement et déplore la démarche du chef du gouvernement persistant dans sa logique de mépris à l’égard des partenaires sociaux. « Est-ce que le fait de demander ses droits et de vouloir participer à la construction du pays est une
agitation ? Est-ce que le fait de demander l’ouverture d’un dialogue sincère avec les véritables représentants des fonctionnaires algériens est une perturbation du service public ? », s’est interrogé notre interlocuteur qui fait remarquer qu’il est quasiment impossible de renverser une équation irréversible. Les syndicats autonomes ne font pas grève de gaieté de cœur, ils confirment avoir usé de tous les voies et moyens avant de recourir au débrayage. Ils ont été, expliquent-ils, exclus de toutes les négociations, marginalisés, leurrés par une grille des salaires insignifiante. En somme, ils ont été déçus après des promesses non respectées. M. Mériane n’hésite pas à accuser le gouvernement, qui les traite aujourd’hui d’agitateurs, d’être responsable de la précarité dans laquelle vit le fonctionnaire algérien et d’être responsable de la gestion qui a causé une inflation galopante et incontrôlée dans le pays. « Est-ce que nous sommes dans l’erreur lorsque nous revendiquons
notre dû ? Qui a exclu les syndicats de toutes les négociations, même lorsque la question concerne leur avenir ? », s’est demandé le chef de file de cette organisation syndicale en précisant que le gouvernement les a amenés et poussés à faire grève. « Si les portes du dialogue étaient ouvertes comme le prétendent les hauts responsables du pays, on ne serait pas arriver à cette situation. L’Etat a élaboré un statut sans la consultation de la base, il a confectionné une grille des salaires qui ne répond pas aux attentes des fonctionnaires et on n’évoque plus le régime indemnitaire. Pourquoi ? », condamne M. Mériane. Etant persuadé que le gouvernement panique en optant pour une telle alternative, le représentant de la coordination tente de rafraîchir les mémoires en rappelant les déboires des syndicats qui ont été sommés de rebrousser chemin lorsqu’ils se sont déplacés à la chefferie du gouvernement pour remettre une lettre de doléances à M. Belkhadem. « Le chef du
gouvernement ne s’est même pas manifesté pour rassurer les fonctionnaires et les services de l’Exécutif nous ont poliment renvoyés, et aujourd’hui, il se permet de nous accuser d’agitateurs », a tonné le syndicaliste. Les représentants des douze syndicats affirment que la nouvelle sortie de M. Belkhadem est une autre tentative pour casser la grève, mais les fonctionnaires ne sont pas dupes. « Les fonctionnaires sont conscients qu’ils sont en train de mener un combat noble, juste et pacifique pour arracher leurs droits socioprofessionnels , donc nul ne peut infléchir leur dynamique », soutiennent les responsables des syndicats autonomes.
Nabila Amir
Sit-in du SAP au CHU de Bab El Oued La section syndicale (SAP) du CHU de Bab El Oued observe aujourd’hui un sit-in devant la direction générale de cet établissement hospitalo-universit aire.
L’appel à ce rassemblement est motivé par la suspension du secrétaire général de cette section, Boudjemâa Kharzi, comme l’affirme le bureau syndical dans un communiqué rendu public hier. « Suite à la suspension de Boudjemâa Kharzi, secrétaire général de la section syndicale (SAP paramédicaux) du CHU de Bab El Oued, en raison des promesses non tenues du directeur général d’annuler la décision de suspension et devant son refus de recevoir des membres du bureau national du SAP, le bureau du CHU de BEO appelle l’ensemble des paramédicaux à se solidariser avec leur collègue en participant à un sit-in demain (aujourd’hui, ndlr) à partir de 9h (…) », est-il souligné dans le communiqué. Par cette action, la section syndicale veut mobiliser les paramédicaux pour exiger l’annulation de la suspension de M. Kharzi. La décision de suspension de ce syndicaliste a été prise par le directeur du CHU au lendemain de la grève de trois jours (17, 18 et 19 février) à laquelle a appelé le
Syndicat algérien des paramédicaux (SAP). Pour le bureau syndical du SAP à Alger, il s’agit d’une « décision arbitraire », rappelant que le droit à la grève est garanti par la Constitution et le code du travail.
M. A. O.