Lorsque l'ex-colonel Bencherif avait considéré qu'il est nécessaire de dissoudre les organisations des moujahidines, enfants de moujahidines et enfants de chouhadas, les chefs de celles-ci se sont donnés le mot d'ordre de riposter et de tenir des propos qui méritent notre réflexion et une profonde méditation.
Le contenu des propos tenus par Bencherif m'importe peu. Il s'agit à mon avis d'un simple spectacle médiatique destiné à détourner l'opinion national de ses réelles préoccupations. La preuve est que l'auteur en est parfaitement convaincu que les centres de la décision et ses cellules de la doctrine ne vont même pas y penser à dissoudre ces organisations. Celles-ci font partie intégrante du jeu de la domination et de l'instrumentation de la société. Toute fois, c'est la riposte des chefs de ces organisations et qui a était publiée dans les quotidiens qui suscite notre réflexion. Ils considèrent que tout celui qui tient des propos pareil sera condamner par l'histoire et se considèrent comme l'une des valeurs républicaines qu'ils faut préserver.
Entendre Khalfa M'barek se qualifie comme étant une valeur républicaine qu'il faut préserver me donne la nausée, lui qui a dépassé les quarantaine se nourrie toujours de la contribution de son père dans l'indépendance du pays. Une contribution qui n'est pas du tout une faveur, au contraire il s'agissait d'un devoir qu'il incombait à toute algérienne et tout algérien de remplir avec honneur et bravoure.
A l'aube de notre indépendance, il était du devoir du pouvoir algérien d'entretenir cette catégorie jugée comme étant une partie du lourd tribu de notre révolution. Cet entretient devrait se présenter dans leur éducation, leur formation et finalement leur garantir une stabilité socio-professionnelle. Les familles de nos martyrs avaient, elles aussi, le droit à cette stabilité. Néanmoins, cet assistanat devrait s'arrêter dès lors que ces enfants ne deviennent des hommes. Aujourd'hui le dernier des enfants de chouhadas devrait être un quadragénaire, mais réclame toujours des droits qui sont liés au devoir accompli par son père.
Selon une doctrine apprivoisante, Les moujahidines et ces enfants qui refusent de grandir veulent nous faire comprendre que l'Algérie leur doit plus que nous l'imaginons. Ils réclament une légitimité in - ad -vitam ( perpétuelle). Leur légitimité à eux ne se résume pas uniquement dans la répartition de la rente pétrolière. Elle porte aussi sur le pouvoir. D'ailleurs, il suffit de consulter les conditions de candidature politique, de promotion professionnelle, l'inscription dans l'Institut National de la Magistrature ou l'attribution des logements sociaux .......... Selon cette même doctrine, celui ou celle dont les parents n'ont pas eu, faute de témoin, la chance de prouver leur contribution dans la révolution n'ont aucun droit à faire prévaloir par rapport à ces super algériens. Telle est la conclusion qu'on peut faire. Néanmoins, cette conclusion constitue, selon un raisonnement inverse, le début de notre réflexion et notre méditation.
L'existence de différences sociale, financière et matérielle entre les algériens sous un quelconque prétexte constitue l'un des principaux maux de la société et l'un des aspects de l'injustice. Aujourd'hui, il ne suffit pas d'être compétent pour occuper un poste de responsabilité, il faut encore faire partie de ce qui est dit " Famille révolutionnaire". Une synthèse selon laquelle je ne veux pas du tout porter atteinte à nos martyrs. Ceux -ci font partie intégrante de ma mémoire, ni injurier leurs familles puisqu'elles sont comme nous algériennes. Il est question de débattre cette doctrine ayant apprivoiser la révolution dans le seul fait de gouverner le pays ou de se partager sa rente.
Si j'écarte les moujahidines de cette réflexion c'est pour deux raisons:
- la première consiste dans le fait que le dossier des vrais faux moujahidines ou de faux vrais moujahidines est toujours d'actualité ( voir à ce sujet l'affaire Mellouk).
- la deuxième est morale et se base plus sur le facteur de l'âge et que ces privilèges dont ils bénéficient doivent cesser à leur extinction.
Je suis fille de chahid, mon père était membre de l'UGTA PTT d'ALGER et porté disparu après avoir été torturé par BIGEARD et AUSSARESSES, nous sommes 2 filles uniquement et ma mère a fait durant toute sa vie les ménages pour nous éléver nous habitions une maison à Alger après plusieurs menaces et harclèlement ou a fini par leur laisser notre maison Ma mère souffre d'insomnie depuis la guerre car elle a assisté à toutes les horreurs.C'est dans les années 80/90 qu'adulte j'ai entrepris des démarches afin d'obtenir quelque chose pour ma mère au moins une petite pension. Tout le monde était étonné car mon père était connu, avec une rue à son nom, et m'a répondu que nous étions parmi les rares personnes à n'avoir jamais rien demandé. VOUS SAVEZ les VRAIS FEMMES ET ENFANTS DE CHOUHADA n'ont jamais rien eu.Et ce n'est que ces dernières années que le PDT BOUTEFLIKA a décidé d'octroyer aux filles de chouhadas une pension chose que j'ai obtenu en 1996 et je ne pense pas avoir été une privilégiée. Durant ma vie