La presse algérienne avait rapporté une interview de l'ex-président Ahmed BENBELLA, qui ne jurait u jour de septembre 90 que de l'alternance au pouvoir, selon lequel il n'y a, actuellement, pas mieux que BOUTEFLIKA pour présider le pays.
L'ex-président se justifie par le fait qu'il doit y avoir une continuité dans le processus déjà enclencher par Bouteflika. Un processus que certains prétendent sa positivité durant cette décennie de la gouvernance d'un homme qui n'est plus les 3/4 d'un président. Dire le contraire de cette prétention sans fondement constitue, à mon avis, une opposition pour l'opposition. Pour ce faire, il faut ainsi faire une lecture dans ces réalisations et ces acquis prétendues dans une époque où le prix du baril du pétrole a atteint un nouveau record.
I) La paix, La justice et Les libertés fondamentales
La loi pour la paix et la concorde national transformer en la Charte pour la Réconciliation Nationale, dont j'étais l'un signataires de la pétition qui la dénonce, constitue non seulement un aspect de l'impunité et de l'injustice d'un pouvoir qui a su mettre la victime et son bourreau au même pieds d'égalité mais aussi un échec sur le plan national que international.
La charte pour la Réconciliation avait privilégié clairement les intérêts des terroristes au détriment de ceux de leurs victimes. Elle a consacré le principe du non-droit en niant, aux familles des disparus, leur droit à la vérité et à la justice.
La charte pour la réconciliation est, selon mon opinion, celle entre les les clans actuellement au pouvoir et non entre ceux là et le peuple. Elle consiste à acquiescer un fait accompli. Cet acquiescement quant à lui suppose que la situation reste telle qu'elle est et qu'aucun des protagonistes ne doit prendre une quelconque initiative, car celle-ci est jugée par ces clans un facteur qui risque de nuire au principe des équilibres régionaux, dont ce chef d'État ne cesse d'y faire allusion dans ces discours. Une réalité qui est plus palpable sur le plan économique où l'on témoigne l'absence totale de l'État.
Le retour en force des groupes islamiques et les derniers attentats ne peuvent que confirmer cette thèse. Si non, pour qu'elle raison les Nations Unies ont affiché leur volonté d'enquêter sur les circonstances des attaques qui ont touché sa délégation à ALGER.
La paix espérée de BOUTEFLIKA n'était pas celle qui pouvait épargner le sang des algériens, mais qui pouvait lui permettre de concrétiser son plan machiavélique pour détourner le pouvoir, l'individualiser et le personnaliser. Aujourd'hui, il est clair qu'il est devenu le candidat privilégié des Fondamentalistes qui sont devenus par la force des circonstances une autre catégorie qui bénéficie de la rente pétrolière. Il convient de dire dans ce contexte qu'il existe bel et bien un plan qui tend à réhabiliter certains dirigeants du FIS dissout tel que RABAH KEBIR et son entourage pour pouvoir par la suite mettre la main sur Les deux mouvements islamiques principaux ( HMS- ex-HAMAS et EL ISLAH). Ce même plan consiste à assurer la domination du parti unique FLN en devenant l'unique parti au milieu d'un pluralisme politique neutre, autrement dit une pluralité non-influante. La réhabilitation de ces dirigeants est, certes, l'objet d'une opposition de certains proches du Chef de l'état. Toute fois, cette opposition ne va pas durer puisque un changement gouvernemental, profond, est prévu après la modification de la constitution et l'obtention d'un troisième mandat. J'avance, à ce titre, le retrait probable de Zarhouni, l'actuel Ministre de l'intérieur. Celui-ci, ancien malguiste et ex- adjoint du directeur de la SM ne cesse d'émettre des réserves à propos de ce plan.
Cette paix cautionner par des simulacres élections n'avait pas apporté des réponses au sujet des disparus, dont les familles réclament toujours la vérité concernant leurs enfants ou leurs maris. Elles n'a pas apporté une réponses aux sujets des assassinats perpétrer contre certaines personnalités de la société civile telle que Le défunt ABD EL KADER ALLOULA. Elle n'a finalement pas réparé les femmes violées par les terroristes.
Finalement, cette démarche unilatérale et non-discuter avait échoué puisque ni la paix, ni la stabilité n'ont été assurées; Si non pourquoi les dirigeants de ce pouvoir se protègent dans la résidence de l'État ou en interdisant la circulation des véhicules du côté de chez eux à PARADOU, HYDRA et autres?
La justice est le grand absent du bilan de l'actuel chef de l'État. Comme le savons nous, ses discours pour la réforme du système judiciaire n'était en réalité qu'une manœuvre visant à parfaire une envie de faire de ce système un outil pour réprimer et museler les libertés et les droits fondamentaux.
Cette mandature était défavorable pour les libertés et pour ce faire le système judiciaire avait joué un rôle déterminant. Les acharnements judiciaires contre les syndicalistes, les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme tendaient à l'exclusion de toute opinion capable de contredire l'actuel pouvoir. L'objectif voulu par l'actuel Chef de l'Etat est de s'assurer d'une critique au niveau zéro. Le système judiciaire n'a ménagé aucun effort pour mettre en œuvre cette violence, il s'est rangé clairement au côté du pouvoir au détriment du droit effectif à la justice.
Aujourd'hui, les libertés et les droits fondamentaux sont de ce fait menacés de réduire au simple droit de vote. Un vote qui risque, à son tour, de se réduire en un simple référendum à la traditionnelle question: OUI ou NON? et dont la réponse importe peu puisque les choix sont faits par ceux qui se prétendent les dépositaires du pouvoir ABSOLU.
II) La situation économique et sociale, les incohérences d'un pouvoir
La venue de l'actuel chef de l'État a été accompagnée d'une nette augmentation dans le prix du Baril du Pétrole. Une ressource qui constitue l'élément fondamental de nos revenus en devise. Il est la base de notre économie. Les différents discours de l'actuel chef de l'État visaient à diversifier nos sources de richesses et de ne pas compter uniquement sur le pétrole. Un point dont je partage vivement à la seule condition qu'il fallait valoriser le travail et d'en faire une source fondamentale à la création de richesses. Toute fois, le pétrole devrait être un moyen pour atteindre cet objectif. Hors, rien de cela n'a été fait, car bien même que le prix du pétrole ne cesse de monter et que la réserve monétaire en devise a dépassé le seuil des 100 milliard de Dollars US, le peuple algérien vis dans une misère incomparable à celle qui a accompagné la crise économique de 1986. Les dernières protestations syndicales menées par les syndicats autonomes en est témoin. Le problème consiste dans le fait que jusqu'à maintenant le décideur algérien persiste de promulguer une loi de finances sur la base de 19 Dollars US le baril du pétrole. Le fonds de régulation des ressources financières - initié par l'actuel chef de l'État, n'est pas claire puisque celui-ci ne définit pas vraiment ni le rôle ni la manière de la gestion de cette caisse. Elle risque de devenir ainsi comme étant une caisse noire. Cette caisse sert à corrompre les consciences des wilayas à travers des enveloppes distribuer, à tort et à travers, et sans aucune étude préalable par le Chef de l'État à l'occasion de ses visites incessantes en vu de la mobilisation pour la modification de la constitution et par la suite un troisième mandat ou plutôt le mandat perpétuel.
Sur le plan économique, nous avions vu antérieurement que cette décennie est marquée par l'absence totale de l'État . Une absence qui s'interprète dans la montée incontrôlée des prix des produits de première nécessité. Une montée devant laquelle l'État est resté indifférent et n'a pas du tout assumé ses responsabilités. La majorité de la population est en dessous du seuil de la pauvreté et certains ne trouvent pas de refuge à fouiller dans les poubelles pour trouver de quoi se nourrir.
Le programme de solidarité conçu pour l'occasion est une simple improvisation destiner à semer la poudre aux yeux. Aujourd'hui, le désarrois de la jeunesse d'une situation sociale précaire, réduite à la recherche infructueuse d'un travail l'a amené à se jeter dans le large de la méditerranée que d'y rester en Algérie. La dignité, un mot souvent élevé par l'actuel chef de l'État durant ses campagnes électorales, n'était en réalité qu'un mirage dont un parfait illusionniste a su nous faire miroiter.
III) sur le plan politique
Il a promis rendre à l'Algérie sa brillance des années 70. d'être un phare pour l'Afrique et voulais même nous faire croire qu'il a réussi en un laps de temps que c'est fait. la conquête de récupérer la place que nous avions perdu avait été inaugurée par des voyages incessants et sans aucun intérêt concret. l'Algérie vie toujours l'isolement et même ces visites faites ici et là ne reflètent point une amélioration sur ce point.
Un résumé du bilan de cette double mandature mérite de poser la question; de quelle continuité nous parlent BENBELLA et les proches de l'actuel chef de l'État?