Cher camarade bonjour
veullez trouvez ci joint les articles de journaux dans les quelles apparait la conférence de presse sur la gréve dans le secteur de la fonction publique fixée le 10/02/2008
TCHICOU MOURAD
SECRETAIRE NATIONAL
SNAPAP
PRESSE DU SAMEDI 19 JANVIER 2008
http://www.latribune-online.com/
A l’appel de l’intersyndicale autonome
Grève dans la fonction publique les 10, 11 et 12 février prochain
Samedi 19 janvier 2008
Par Karima Mokrani
L’intersyndicale autonome de la fonction publique revient à la charge. Elle annonce une grève nationale de trois jours, les 10, 11 et 12 février prochain, ponctuée d’un sit-in devant le palais du gouvernement le dernier jour de la protestation. L’annonce a été faite hier au cours d’une conférence de presse tenue au siège du SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique) à Alger. «Nous ne faisons pas cette grève de gaieté de cœur. Elle nous a été imposée. On dirait que le gouvernement se plaît à nous voir faire la grève», affirme le porte-parole du CNAPEST (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique). Et le conférencier de dénoncer la marginalisation des syndicats autonomes des débats concernant l’avenir des travailleurs : «Ce qui se passe aujourd’hui sur le front social est dû à l’absence de dialogue avec les représentants véritables des travailleurs.» Les revendications de l’intersyndicale tournent principalement autour d’un réajustement conséquent des salaires de façon à pouvoir faire face à l’inflation, la révision des statuts particuliers, l’intégration des contractuels et des vacataires et l’amélioration du pouvoir d’achat pour les retraités. L’intersyndicale pense également aux chômeurs qui, d’habitude, ne font pas partie de ses préoccupations. «Nous demandons une indemnité pour les chômeurs», plaide le représentant du SNAPAP, M. Malaoui, qui fait part de son souhait que «le gouvernement mette en place un organisme d’évaluation du pouvoir d’achat. L’évaluation devra être régulière et exécutée par des personnes du gouvernement aussi bien que par des représentants des syndicats, ainsi que de la société civile». Le représentant du CNAPEST revient sur la question pour dire sa désolation de constater l’absence du gouvernement lorsqu’il s’agit de réguler le marché.
Par ailleurs, M. Lemdani accuse les pouvoirs publics de «reprendre d’une main ce qu’ils donnent de l’autre». «Notre problème n’est pas dans l’augmentation des salaires mais dans la préservation du pouvoir d’achat», rappelle-t-il. M. Salem Sadali du SATEF (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation) insiste sur «la supercherie» du gouvernement dans l’élaboration de la nouvelle grille des salaires : «Ils affirment qu’ils ont augmenté le point indiciaire de 23 DA [de 22 DA à 45 DA]. C’est un leurre. Le nouveau point indiciaire n’est que de 30 DA. Ils ont inclus les primes dans le salaire de base. Cela donne 8 DA seulement d’augmentation. Même cette dernière est épongée par l’érosion du pouvoir d’achat.» Autre point soulevé par le représentant du SATEF, le nouveau calcul de l’IRG (impôt sur le revenu global) qui était de 8,5% du salaire brut : «Ça profitera un peu aux bas salaires mais désavantagera les fonctionnaires moyens.» M. Sadali parle particulièrement de ceux qui perçoivent près de 40 000 DA : «Il sera retenu de leur salaire une somme qui équivaut à 13,75%. Le salaire diminuera donc au lieu d’augmenter.» Interrogés sur leurs différends avec la Coordination des syndicats autonomes de la fonction publique (CSAFP) qui, pourtant, relève les mêmes failles et exprime les mêmes doléances, M. Lemdani se contente de répondre : «Nous n’avons pas les mêmes approches.» M. Sadali apporte une autre réponse : «Nous voulons être des syndicats réellement autonomes, pas des syndicats autonomes dans la cour du pouvoir», accusant des parties de créer des organisations parallèles pour, d’un côté, «casser les véritables syndicats autonomes» et, de l’autre, «aspirer le mécontentement social» après que l’UGTA eut signé le pacte économique et social. M. Mohammed Boukhetta, porte-parole du CLA (Conseil des lycées d’Algérie) prévient : «Nos bases syndicales sont prêtes à se sacrifier. Nous ne demandons pas plus que la satisfaction de nos revendications.»
Pour rappel, l’intersyndicale autonome de la fonction publique est composée des syndicats suivants : CNAPEST, CLA, SNAPAP, SATEF, SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’éducation), SNPEPM (Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical) et enfin CECA (Coordination des enseignants contractuels algériens).
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-01-19/49007.html
INTERSYNDICALE DE LA FONCTION PUBLIQUE
La grève fixée au 10 février
19 Janvier 2008 - Page : 4
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Cette effervescence sur le front social est la résultante de l’absence de dialogue avec les véritables syndicats représentatifs.
Les syndicalistes de la Fonction publique ne baissent pas les bras. Ils mettent même la pression au gouvernement. Après le dernier mouvement de protestation, largement suivi, auquel a appelé la Coordination des douze syndicats autonomes en plus du CLA, c’est au tour de l’Intersyndicale de la Fonction publique (Cnapest, CLA, Snpepm, Satef, Snapap, Snte et le Ceca), d’annoncer une grève de trois jours les 10, 11 et 12 février prochain.
L’annonce de cette grève a été faite, hier, par les représentants de ces sections syndicales, lors d’une conférence de presse animée au siège du Snapap à Alger. «Un sit-in devant le Palais de gouvernement aura lieu le dernier jour de cette grève», a souligné, d’emblée, M.Malaoui, porte-parole du Snapap. Dans le même contexte, M.Boukhetta, représentant du CLA, a déclaré que d’autres syndicats, à l’instar du Cnes -section autonome des grévistes- peuvent «intégrer nos rangs».
D’ailleurs, a-t-il estimé, la liste sera grandement élargie et la grève s’annonce d’ores et déjà une réussite. Si les revendications de ces syndicats ne sont pas satisfaites, «nous sommes prêts à d’autres sacrifices; car ce que nous avons accompli jusqu’à présent n’est qu’une "once" de ce que demande la base des travailleurs», poursuit notre interlocuteur.
Plus précis, M.Lemdani, porte-parole du Cnapest, a précisé que cette grève «nous a été imposée car toutes les portes sont fermées».
Dans le bras de fer qui oppose ces syndicats au gouvernement, l’amélioration du pouvoir d’achat se taille la part du lion des revendications. «On en a marre de cette histoire d’augmentation salariale. Nous réclamons un salaire qui équivaut au pouvoir d’achat», a précisé M.Malaoui. Et d’ajouter: «L’évaluation des salaires et du pouvoir d’achat doit se faire mensuellement. Pas tous les trois ou quatre ans.»
Dans son intervention, M.Ali Lemdani a encore mis l’accent sur le régime indemnitaire. «Ce qu’on nous donne de la main droite, on nous le reprend de la gauche», a-t-il précisé. Et de décrire la situation actuelle au front social comme étant la résultante de l’absence de dialogue avec les véritables syndicats représentatifs. S’agissant du pacte social et économique, M.Lemdani le qualifie de caduc: «Ce pacte est signé par le gouvernement au profit de lui-même», a enchaîné l’orateur.
En apportant d’autres précisions sur ces mêmes points débattus, M.Sadali, représentant du Satef, a précisé, que le moment est opportun, voire urgent, de «supprimer l’article 87 bis qui pénalise les salaires». Quant à la question du régime indemnitaire, notre vis-à-vis enfonce le clou estimant qu’elle sera encore une fois renvoyée aux calendes grecques. Inquiet, il a précisé qu’«on a perdu jusqu’à 30% de nos salaires». Interrogé sur le statut particulier de l’enseignant, M.Lemdani a été très clair dans sa réponse: «Ce qu’a proposé le ministre Benbouzid, nous le rejetons car cela ne répond à aucune de nos revendications.»
Un autre mois qui s’annonce chaud.
Fouad IRNATENE
http://www.lecourrier-dalgerie.com/papiers/actualite.html#10
L’INTERSYNDICALE DE LA FONCTION PUBLIQUE MAINTIENT LA PRESSION
« La grève les 11, 12 et 13 février »
Les personnels de la fonction publique ne semblent pas prêts à renoncer à une protesta appelée, probablement, à s’installer dans la durée. Après la réussite d’une journée de protestation, c’est désormais de trois jours de grève qu’il est question. Le mouvement de protestation ne semble pas s’arrêter en si bon chemin tant que les revendications des travailleurs du secteur public ne sont pas encore satisfaites, et que les pouvoirs publics n’ouvrent toujours pas les portes du dialogue. En effet, après les journées de protestation observées successivement par le Cnapest les 12 et 13 janvier et les 12 syndicats autonomes le 15 du même mois, un autre mot d’ordre de grève vient d’être lancé par 7 autres syndicats à savoir Cnapest, Cla, Snpepm, Satef, Snapap, Snte et Ceca. Ces derniers appellent à une grève pour les 11,12, et 13 février prochain, suivie d’un sit-in devant le Palais du gouvernement. Se dénommant «Intersyndicale de la Fonction publique », ils ont décidé de cette action au terme d’une réunion tenue jeudi dernier au siège du Snapap, pour ensuite l’annoncer hier, au cours d’une conférence de presse animée, à Belfort, par leurs représentants. Au-delà de l’augmentation des salaires, ils exigent unanimement un renforcement légitime du pouvoir d’achat des fonctionnaires : « Tant que l’Etat ne joue pas son rôle de régulateur devant la flambée des prix des produits de large consommation, l’augmentation des salaires à elle seule, n’apportera rien au niveau de vie des fonctionnaires ». C’est ce qu’a souligné Rachid Malaoui, porte-parole du Snapap dans une intervention remarquée. Dans le lot des revendications sériées par les représentants des personnels de la Fonction publique, figurent quatre points essentiels : la mise en place d’une commission nationale pour débattre des préoccupations des travailleurs, la révision des statuts particuliers, la titularisation des contractuels et autres vacataires, et enfin l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités. Dans son intervention, Ali Lemdani, porte-parole du Cnapest, a déploré « la marginalisation de l’ensemble des syndicats représentatifs » par les pouvoirs publics, en dépit de leur légitimité. Il a également soulevé « l’absence de l’Etat et la faiblesse des mécanismes de contrôle et de régulation des prix devant la baisse considérable du pouvoir d’achat du fonctionnaire », d’où l’urgence, estime-t-il, « d’ouvrir le dialogue entre les syndicats et le gouvernement en vue de trouver les solutions possibles avant que la situation ne s’aggrave. « Les fonctionnaires appellent à l’ajustement de l’inflation… », dira encore le même intervenant avant de souligner, amer, « le fait accompli de l’Etat qui veut tout imposer sans les partenaires sociaux organisés en syndicats autonomes ». « Après avoir imposé la grille des salaires, l’Etat, selon toujours Lemdani, « s’obstine encore à imposer le régime indemnitaire ». D’où son appel en direction des responsables de la direction générale de la Fonction publique à ouvrir le débat sur cette question. Il plaide, enfin, pour une révision à la hausse du point indiciaire défini dans la nouvelle grille des salaires.
HAUT
Farid Abdeladim
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=59630&idc=4&date_insert=20080119
L’Intersyndicale de la Fonction publique
Une grève nationale les 10, 11 et 12 février
L’intersyndicale de la Fonction publique a décidé d’observer trois jours de grève les 10, 11, 12 février prochain en signe de protestation contre la nouvelle grille des salaires, entrée en vigueur depuis janvier 2008, et contre le statut général de la Fonction publique, élaboré sans consultation des partenaires sociaux et ne répondant nullement aux attentes des fonctionnaires.
Lors d’une conférence de presse animée hier au siège du SNAPAP, à Belfort, les représentants des sept syndicats autonomes, composant l’intersyndicale, ont précisé que cette démarche a été décidée lors de la réunion tenue par ladite intersyndicale, jeudi dernier. Il s’agit du Cnapest, CLA, SNPEPM, Satef, Snapap, SNTE et le CECA. Les participants à cette réunion, ont prévu, également, un rassemblement devant le Palais du gouvernement, et ce, dans l’après-midi du dernier jour de la contestation, soit le 12 février. Présent à la conférence, M. Lamdani, porte-parole du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST), estime qu’à travers cette action, les travailleurs de la Fonction publique exprimeront leur ras-le-bol devant «la temporisation des pouvoirs publics à mettre en œuvre de réelles solutions capables de stopper la précarisation galopante de leur situation sociale». Il considère, par ailleurs, que
«la déception engendrée par la nouvelle grille des salaires a fait voler en éclats leur espoir au moment où ils s’attendaient à des augmentations conséquentes».
Le porte-parole du Cnapest a ajouté que le recours à la grève est devenu inévitable surtout après la consultation de son syndicat du nouveau projet du statut particulier. «Nous avons été déçus par ce nouveau projet de statut particulier», lance le syndicaliste tout en dénonçant l’«opacité» qui entoure ce projet, notamment en ce qui concerne le régime indemnitaire et le calcul des primes de rendement et de qualification. Et d’ajouter : «Nous craignons sérieusement que certains acquis seront remis en question par les pouvoirs publics et particulièrement la prime de qualification». L’intersyndicale regrette, en effet, que le projet du statut particulier ne précise pas certains points qui constituent des revendications défendues par les enseignants comme la classification et les critères de calculs des primes de qualification et de rendement. Evoquant la question des augmentations mises en vigueur à partir le 1er janvier 2008, M . Lamdani considère que celles-ci sont «caduques» et qu’elles ont, déjà, été absorbées par les dernières hausses des produits de large consommation.
Plus explicite, il dira que «le pouvoir d’achat des travailleurs est en chute libre». L’intersyndicale demande une nouvelle révision des salaires pour répondre à cette inflation et la reconnaissance des libertés syndicales. Il y a lieu de rappeler que l’intersyndicale de la Fonction publique n’a pas adhéré au mouvement de la coordination de la Fonction publique, qui a organisé un débrayage national le 15 janvier dernier, bien que les deux mouvements syndicaux sont motivés par l’érosion du pouvoir d’achat et la marginalisation des syndicats autonomes. Interrogé sur cette question, M. Lamdani a précisé que «l’organisation de deux grèves différentes ne pose aucun problème», bien qu’il se déclare conscient qu’«il faut aller en rangs unis pour appuyer les revendications de tous les fonctionnaires».
Pour conclure, la grève annoncée pour les 10, 11 et 12 février à laquelle a appelé l’intersyndicale de la Fonction publique composée de sept syndicats autonomes (Cnapest, CLA, SNPEPM, Satef, Snapap, SNTE, CECA) bien qu’organisée différemment, par rapport à celle initiée par l’alliance des 12 syndicats autonomes, vient, en fait, prolonger la protestation par la généralisation du mécontentement. L’objectif des deux manifestations est de maintenir permanent le mouvement de protestation et de soumettre les pouvoirs publics à une permanente pression jusqu’à ce qu’ils prennent en charge les revendications des fonctionnaires, afin d’éviter la montée en puissance de la protestation et la canalisation de celle-ci par un mouvement politique motivé par des revendications politiques.
19-01-2008
S. Azzegag
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/190108/Rubriques/evenement.htm#3
Action de l’intersyndicale pour les 10, 11 et 12 février
Grève de trois jours dans la Fonction publique
Réunis dans le cadre de l’Intersyndicale autonome de la fonction publique (IAFP), sept syndicats activant dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la santé et de l’administration publique ont décidé d’appeler les fonctionnaires à observer un arrêt de travail de 3 jours pour protester contre la politique des salaires et l’érosion du pouvoir d’achat. La grève est prévue pour les 10, 11 et 12 février, au troisième jour du débrayage un rassemblement sera organisé devant le palais du gouvernement. C’est ce qu’ont indiqué hier les responsables de l’IAFP lors d’un point de presse organisé au siège national du Snapap (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique). L’IAFP revendique «un salaire égal au pouvoir d’achat et non pas une augmentation, l’ouverture de sérieuses négociations sur les statuts particuliers, l’intégration des contractuels et des vacataires et le renforcement du pouvoir d’achat des retraités». «On dirait que le gouvernement se réjouit du fait que nous faisons grève» a martelé Ali Lemdani, représentant du Cnapest. Il s’interroge sur le mutisme des pouvoirs publics et déclare que ce «n’est pas de gaieté de cœur que nous allons débrayer encore pendant 3 jours, le pacte social et économique est devenu caduc, nous déplorons l’impuissance du gouvernement à réguler le marché» a-t-il poursuivi. Décortiquant le statut particulier, Lemdani déclare que la tutelle veut duper les enseignants. Il cite cet exemple : 3 postes ont été créés, professeur d’excellence, professeur principal et professeur secondaire. Le premier est classé à la catégorie 15, le second à la catégorie 14 et le troisième à la catégorie 13. Or a-t-il fait constater «il est exigé du professeur d’excellence d’être titulaire du magistère, c’est-à-dire d’un diplôme classé hors échelle au niveau de l’enseignement supérieur ; comment voulez-vous qu’un professeur de rang magistral veuille opter pour le lycée où il sera moins bien rémunéré qu’à l’université ? Cela revient en fait à ne pas créer de poste du tout» soutient-il. Sur sa lancée, le représentant du Cnapest a affirmé que «le statut particulier contient des dispositions pénales qui répriment la dynamique syndicale, nombre de passages font référence à des exclusions parce que la tutelle a souvenance des grèves de 2003 et 2004». Mohamed Boukheda du Cla a dénoncé «la procédure de législation dictatoriale» en parlant de la manière dont la grille des salaires et les statuts particuliers ont été établis. Il a qualifié de «fictions» les nouvelles augmentations et de «fictionnelles» les luttes dans lesquelles certains cercles voudraient entraîner les syndicats autonomes. Hadji Smaïl du SNPEPM (Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical) regrette «l’autisme du pouvoir qui se mure dans une attitude pathologique» et affirme que «seule l’épreuve de force pourrait faire entendre raison à ceux qui nous gouvernent». Le fonctionnaire est devenu un mendiant, a-t-il martelé avant de promettre que «le combat se poursuivra même au prix d’un sacrifice non pas du poste mais de soi». Mohamed Salem Sadali, SG du SATEF (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation) croit savoir que «le destin des travailleurs est en train de se jouer ces mois-ci». Il explique qu’à travers l’arsenal juridique en préparation et notamment l’article 19 du statut particulier, «le pouvoir s’autorise à recourir à la compression des effectifs». Il a émis des doutes quant à la sincérité des pouvoirs publics à appliquer le nouveau régime indemnitaire. Le statut particulier énonce, ajoute-t-il, qu’en attendant l’élaboration du nouveau régime, le travailleur percevra un salaire sur la base de l’ancien régime indemnitaire, ce qui est de nature à faire perdurer cet état de fait. Sadali craint que les nouvelles indemnités soient remises aux calendes grecques.
Rachid Malaoui, SG du Snapap a indiqué que son organisation va faire campagne pour «la mise sur pied d’une structure publique indépendante qui aura pour mission d’évaluer le pouvoir d’achat ; cet organisme, nous le souhaitons composé de représentants de l’Etat, des syndicats et de la société civile. Le Snapap mènera également campagne pour l’institution d’une indemnité pour les chômeurs.» Pour rappel, l’intersyndicale est composée comme suit : le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap aile Malaoui), le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE aile Bennoui), le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM), la Coordination des enseignants contractuels d’Alger (CECA).
Par Larbi Graïne
ion publique fixée au 10 février 2008
RONT SOCIAL
Benbitour soutient la revendication salariale
15 Janvier 2008 - Page : 7
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L’ancien chef de gouvernement justifie la révolte des fonctionnaires face à la baisse du pouvoir d’achat.
La part des ménages dans les recettes de l’Etat ne représente que 31,6% par an. Ce taux était de 43,8% en 2002 et 54,52% en 1995. L’ex-chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, s’est basé hier sur ces chiffres pour expliquer la dégradation du niveau de vie des Algériens. «Lorsque nous produisons 100DA, seulement 31,6DA reviennent à chaque ménage annuellement», a-t-il précisé lors d’une rencontre-débat sur ce sujet, organisée par la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (Ccfc) en partenariat avec le Snapap. M.Benbitour justifie ainsi la révolte des fonctionnaires vis-à-vis de la baisse du pouvoir d’achat et leur revendication quant à l’augmentation des salaires. Plusieurs indices légitiment en fait cette réaction. «Nous épargnons 56% du PIB, nous avons un excédent commercial de 92,6 milliards de dollars dont 53,3 milliards en stocks», précisera-t-il. «Il y a une nette transformation de la distribution des revenus de l’Etat», a souligné M.Benbitour. Pour sa part, le docteur Abdelhak Lamiri a avancé une baisse terrible du niveau de vie. Chiffres à l’appui: entre 1985 et 1995, le niveau a baissé de 59% alors que de 1998 jusqu’à aujourd’hui, il a baissé de 10%. «Le pouvoir d’achat est actuellement beaucoup plus faible de ce qu’il était en 1985», précisera-t-il. Dans une économie développée, a-t-il ajouté, plus de 60% de la richesse vont aux travailleurs. Concernant les salaires, chacun a présenté son analyse sur la question. Pour l’ex-chef de gouvernement, «lier le Snmg au ratio alimentaire n’est qu’un indicateur». L’économie algérienne, affirme-t-il, connaît des problèmes très importants de vulnérabilité, de volatilité et de dépendance. Selon lui, la question est de savoir comment profiter de ces opportunités pour dépasser cette vulnérabilité de l’économie. Benbitour pose trois questions: quelle politique des salaires en Algérie? Quelle politique de productivité en Algérie? Et quelle institution de concertation? Très didactique, M.Benbitour estime que l’économie algérienne vit une aisance financière avec une position étrangère des plus confortables. La question des salaires est une question de distribution des richesses, soutiendra-t-il. M.Lamiri indiquera de son côté que le Snmg a baissé de 30%. Il considère qu’il y a eu une érosion du pouvoir d’achat de 35 à 39% en raison de la flambée des prix. «Il faut donc la compenser par l’augmentation des salaires», a-t-il soutenu. Une augmentation qui devrait atteindre, selon M.Lamiri, 35%. Il soutiendra, néanmoins par la suite, que l’augmentation des salaires est liée à la productivité, mais elle est liée également à l’inflation. Argument: les Algériens produisent 1% de moins chaque année alors que chez nos voisins tunisiens, la productivité augmente de 1,5% durant la même période. Pour cet expert, il faut avoir des systèmes de simulation économique pour mieux mesurer les répercussions d’une hausse des salaires sur le niveau de vie, le PIB (produit intérieur brut), l’inflation et les autres paramètres économiques pour avoir une bonne politique salariale. Mais, regrette-t-il, «l’Algérie ne dispose pas, aujourd’hui, d’une politique des salaires». Il a souligné que les politiques salariales internationales prennent en considération plusieurs facteurs dont l’érosion du pouvoir d’achat, la productivité, la croissance économique. Or, en l’absence de ce genre de systèmes, on risque de cafouiller dans la conduite de la politique économique, considère-t-il.
Dans une étude qu’il a effectuée sur le pouvoir d’achat, le Snapap de Malaoui fixe le Snmg à 33.000DA. Afin de sensibiliser les fonctionnaires sur la question, 50.000 copies de cette étude seront distribuées la semaine prochaine à la base.
Fatiha AMALOU
Mahmoud Anbari
CONFÉRENCE NATIONALE SUR L'ÉVOLUTION DU NIVEAU DE VIE DES ALGÉRIENS
«L’Algérie est organisée pour rester sous-développée»
Invités par le Snapap à donner leur point de vue sur la situation socioéconomique du pays, Ahmed Benbitour et Abdelhak Lamiri, économistes, ont disséqué la politique suivie depuis ces dernières années par les pouvoirs publics, laquelle, jugent-ils, mène l'Algérie vers une dangereuse impasse. «L’avenir de l’Algérie est hypothéqué et nous nous dirigeons vers une trappe de misère permanente », tel est le constat fait par l’ex-chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, lors d’une rencontre organisée, hier, à Alger, par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), conjointement avec la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (Ccfc), sur l’évolution du niveau de vie des Algériens. Une rencontre qui se veut une journée d’information et de formation pour les cadres syndicaux affiliés au SNAPAP qui préparent un mouvement de protestation à partir de la troisième semaine de ce mois. Pour Benbitour, c’est le moment de s’interroger sur l’avenir de notre pays. Ce dernier est exposé à de lourdes menaces, notamment la démographie, l’exportation des richesses humaines et naturelles ainsi que les capitaux, la vulnérabilité face aux risques naturels, la pénurie d’eau…. A cela s’ajoute le problème de l’austérité. En effet, l’Etat algérien, selon lui, impose une forte austérité à la population. Ainsi, explique-t-il, la part de consommation d’un ménage par rapport au PIB est de 31,6%. Ce chiffre a été de 43,8% en 2002. Dans un pays à revenu intermédiaire, ce chiffre est de 61%. S’agissant de nos avoirs en devises, l’ex-chef du gouvernement affirme que notre pays s’est appauvri de 92,6 milliards de dollars dont plus de 53 milliards sont considérés comme de l’argent stocké. Evoquant la question des salaires, le conférencier rappelle qu’au niveau global de l’économie, « les richesses créées doivent être distribuées entre le capital et le travail », précisant que « nous ne pouvons pas discuter, seulement, des salaires de la fonction publique mais aussi des moyens et des services publics à mettre en place». L’ex-chef du gouvernement a plaidé pour le changement du système de gestion de l’économie nationale, et l’encouragement de l’investissement dans le secteur productif. Pour cela « il faut créer des réseaux de patriotes économiques et encourager ces cadres à devenir le vrai capital de développement du pays ». Autre invité de marque à la rencontre du SNAPAP, l’économiste Abdelhak Lamiri a estimé que « le problème qui se pose aujourd’hui en Algérie est un problème d’organisation et de gestion au niveau de toutes les institutions nationales », entre autres, l’université, l’école, l’hôpital, l’administration. Pour le P-DG de l’Insim, il y a aussi le problème de la qualification des ressources humaines qui se pose avec acuité. « Si on veut réussir la transition, il faut investir dans le capital humain et instaurer des politiques économiques rigoureuses en orientant des crédits aux PME et PMI», a-t-il déclaré. Ces politiques doivent se baser sur la modernisation du management des institutions et la transformation des bureaucrates en experts. De ce fait, même si les rentes pétrolières s’effondrent, l’Algérie restera un dragon économique avec une croissance à deux chiffres, soit 12%. Par ailleurs, il a déploré le fait que chaque ministère élabore sa propre stratégie, appelant à l’installation d’ « un cerveau capable » de mettre une stratégie de développement pour l’Algérie. « Le pays qui échoue sa transition est un pays où chaque ministère a son plan. Au lieu d’avoir un cerveau, nous avons 50 cervelles. Le résultat, ce sont plusieurs plans contradictoires », a-t-il expliqué. En guise de conclusion, Abdelhak Lamiri terminera son intervention par une boutade : « l’Algérie est superbement organisée pour demeurer un pays sous-développé ».
HAUT
Fatiha Arab
L’action frontale
Suite de la page Une
Aun moment où le front social s'embrase, avec des actions de protestation diverses, deux éminents économistes sont invités à s'exprimer, justement par un syndicat, le Snapap, au sujet du pouvoir d'achat. Le ton est sans complaisance, l'accent est mis sur la mauvaise gestion des affaires du pays et l'accusé est désigné : l'Etat, son système et ses hommes. Dans les interventions des conférenciers, il est question d'incompétence, voire de bricolage. « Le pays est sans politique salariale, sans stratégie cohérente. Les pays dits sous-développés le sont parce qu'ils sont mal gérés. L'Algérie est un pays superbement organisé pour demeurer sous-développé. On prend des décisions sur la base d'idées intuitives. Il existe un problème d'inertie. » C'est ce qu'a déclaré en substance Abdelhak Lamiri, président- directeur général de l'Institut international du management (INSIM), lors d'une rencontre organisée par le Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique, axé sur la question salariale, hier à Alger. L'économiste a tenu à indiquer qu'il avait donné, quelques jours auparavant, une conférence similaire à l'Ecole nationale des ingénieurs et techniciens d'Algérie (ENITA), devant une assistance formée de futurs cadres de l'armée algérienne. Le P-DG de l'INSIM a souligné que « la gestion salariale qui est une gestion de projet de société, est une partie intégrante d'une stratégie globale » Et d'expliquer : « L'Etat peut acheter une paix sociale temporaire. L'Etat est capable de faire un rattrapage salarial de 60% ; mais une année après les prix vont augmenter de 60% ; c'est la loi économique la plus proche des lois de la physique. Il faut un fonds de régulation des prix et surtout augmenter la productivité. » Or, actuellement, note Abdelhak Lamiri, « on oriente mal les ressources : les banques accordent une grande partie des crédits aux importateurs au lieu de le faire en direction des activités stratégiques » ; « il est souhaitable, poursuit-il, d'orienter les crédits bancaires, le maximum de ressources, vers la PME /PMI ». Il a affirmé que « l'Algérie peut être facilement redressée » mais à condition d'opérer une « modernisation institutionnelle », laquelle « permettra l'amélioration du niveau de vie », car, a-t-il remarqué, « le politique pollue le technique » et de souligner, reprenant un adage japonais : « Le poisson pourrit par la tête ». De son côté, Ahmed Benbitour a constaté : « On impose une austérité très forte à la population. L'argent n'est ni consommé, ni investi. Nous n'avons pas dans la hiérarchie de l'Etat des gens capables de gérer la question des salaires.» « Nous sommes installés, a-t-il insisté, dans une trappe de transition permanente et nous sommes en train de nous diriger vers une trappe de misère permanente ! » « L'Algérie est un pays riche et vulnérable », a noté Benbitour, parce qu'il existe une « insuffisance chronique dans la planification et la gestion des ressources ». Mettant en avant la « relation très étroite entre le système économique et le système politique » et le fait qu'il y ait « une grande différence entre régner sur un pays et gérer une nation », l'ancien Premier ministre a regretté que « des décisions (soient) prises dans un cercle autour du Chef par des gens qui agissent pour bénéficier de gratifications ». Avertissant que « l'avenir du pays (soit) en danger », Benbitour a lancé : « Le pouvoir est terrassé ! Le pouvoir est en voie de désagrégation. Le système a atteint ses limites. Maintenir un homme, c'est maintenir un système. Il faut changer d'homme(s) et de système ! » Voilà, donc, le débat, démarrant de la question salariale et du pouvoir d'achat, passant par les éclairages économiques pour être placé sur un terrain éminemment politique. Nous avons là l'avant-goût des luttes multiformes dont sera le théâtre l'Algérie au cours des deux présentes années.
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Actualités : AHMED BENBITOUR, ANCIEN CHEF DU GOUVERNEMENT :
"24% de la richesse du pays ne sert à rien"
La politique économique menée actuellement hypothèque l’avenir du pays, selon l’ancien chef de gouvernement, le Dr Ahmed Benbitour. Celui-ci relève que 24% de la richesse nationale créée «dort et ne sert à rien». Pour l’universitaire et P-DG de l’Insim, le Dr Abdelhak Lamiri, il s’avère incontournable d’«investir dans les qualifications humaines», développer le management et ne pas financer uniquement les infrastructures mais l’intelligence.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - A l’initiative de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC) et du Syndicat national autonome de l’administration publique (Snapap), une conférence-débats a réuni, hier, l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, et l’universitaire et P-dg de l’Institut supérieur de management (Insim), le Dr Abdelhak Lamiri. Une conférence consacrée à la problématique du développement en Algérie, les deux conférenciers formulant une analyse critique de la politique économique actuelle. Considérant que «la politique économique menée actuellement hypothèque l’avenir du pays» et décriant «les insuffisances chroniques» en matière de gestion du patrimoine national, Ahmed Benbitour a estimé que l’Algérie «se dirige vers une trappe de misère permanente». Notre pays «s’appauvrit» en dépit des excédents générés par les hydrocarbures, une ressource non renouvelable, et dans un contexte de fluctuation du marché international. L’ancien chef de gouvernement relève ainsi la forte tendance à «imposer une forte austérité à la population» ainsi que la thésaurisation de la richesse produite. A ce propos, il a noté que «24% de la richesse créée dort et ne sert à rien», une thésaurisation qui n’est même pas mise au service du développement. En outre, il a indiqué que le flux net des investissements directs étrangers, enregistré dans la balance des paiements, était de 2,82 milliards de dollars en 2005-2006, mais qu’a contrario, les bénéfices rapatriés des entreprises associées à Sonatrach étaient alors de 10,03 milliards de dollars. Pour Ahmed Benbitour, il s’agit tant de changer de système qui «a atteint ses limites» que les hommes, investir dans le secteur productif, de mieux considérer l’encadrement, d’encourager les patriotes économiques,… Apportant son point de vue, l’universitaire Abdelhak Lamiri a également relevé les tares du «cercle vicieux» de la transition dans laquelle reste empêtrée l’Algérie dont «l’économie est de plus en plus fragile et de moins en moins compétitive » même si les indicateurs globaux sont au vert. Selon le P-dg de l’institut supérieur de management, notre pays est tenu à l’efficacité économique et doit favoriser le management efficient ainsi qu’une institution de conception stratégique. En ce sens, il a appelé à «investir dans les qualifications humaines, la formation et le développement humains», «mobiliser les meilleures intelligences» notamment celles expatriées car il ne s’agit pas de financer uniquement les infrastructures. Cet universitaire a ainsi recommandé une politique économique rigoureuse, une réorganisation économique, une modernisation institutionnelle, un développement décentralisé, ainsi qu’une planification technique couplée à la définition d’un projet de société, la réorientation des crédits bancaires vers le développement des petites et moyennes entreprises,…
C. B.